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Texte libre

12 mois à broder dehors au point de croix

broder un calendrier perpétuel, m'a donné l'idée de photos mensuelles de moi en train de broder  dehors au meme endroit tous les mois

j'adore ce coin derriere la maison le paysage y est superbe, vous pourrez y voir tour a tour de la neige, des jonquilles, des pissenlits, bref vous verrez les saisons défiler avec moi

bon pour janvier c'est raté, alors on dira qu'on commence l'année en février, na

Lundi 13 mars 2006

pour faire plaire à ma copine Cathelvis, et peut etre m'etonner aussi, je reprends le questionnaire sur le moi, le sur moi et après on s'étonnera que j'ai mal à la tête

bon je promets de répondre sincèrement et sans trop réffléchir  à ce moi je :

 

Moi et un animal que je pourrais pas manger :

Un ver de terre, un asticot, un chien, un chat

Moi et mon permis de conduire:

une histoire tres rigolote, je m'assois  dans la voiture et  mon genou s'est bloqué, un virus qui bouffait mon cartilage en secret depuis un moment et qui a choisi ce moment là pour manger le seul bout qui tenait mon genou, resultat  entre l'opération et la kiné 6 mois avant de repasser mon permis, que j'ai passé l'année du grand gel (78) et réussi du 1er coup

 

Moi et un truc qui me fait fermer les yeux:

un baiser de mon chéri, une prise de sang,le soleil sur la neige

 

Moi en mieux:

ah bon y mieux? bon mais c'est plus cher alors !

 

Moi et le pire truc au monde:

se reveiller le matin et trouver son conjoint mort à ses cotés, je l'ai vécu c'est terrible et je ne le souhaite meme pas à mon pire ennemi

 

Moi et un secret:

je suis muette comme une carpe

 

Moi et une inculture flagrante:

le dessin , la peinture

Moi et mon premier amour:

mon premier amour d'enfant a été le facteur, je l'adorai

 

Moi et mon premier acte héroique:

je suis une héroine de la vie de tous les jours,

 

Moi et mon prochain achat:

faut pas que j'oublie de ramener du pain

 

Moi et ma vie:

on fait avec de qu'on a, y a bien mieux, mais y a pire aussi

Moi et les blogs:

j'ai chopé le virus,

Moi et ma fringue fétiche

je suis dingue de chapeaux et de berets, et bonnets

 

Moi et le cinéma:

j'y vais souvent car mon cc est opérateur benevole

Moi et les odeurs:

je suis assez animale et j'adore sentir les objets, les livres en particulier

 

Moi et l'informatique

c'est du chinois pour moi

Moi et le café:

j'adore le café

Moi et les livres:

une grande histoire d'amour depuis toute pitchounette

Moi et les taches ménagères:

je suis bordélique mais je me soigne

 

Moi et la fin du monde:

pour la fin du monde, prends ta valise et viens sur la montagne on t'attend

Moi et les questionnaires:

franchement ca me gonffle un peu mais comme cathelvis je transmets, je joue le jeu

Les personnes à qui je passe le relais, ah ah qui vais je enquiquiner: zecca qui me repondre sur le blog, ma copinette bea, enfin je laisse a chacune le desir de repondre ou pas

on est en democratie hein?

gros gros bisous

 

 

 

par benedicte publié dans : causonzen
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Samedi 11 mars 2006

j'ai écris cette histoire pour un des anniversaires de mon René, c'est donc normal qu'il en soit le héros

j'espère que vous l'aimerez autant qu'il l'a aimé

 

 

Tout petit, déjà , René croyait aux fées et les cherchait au fond du jardin, d’un puits ou dans les forêts environnantes.

C’était un petit garçon de dix ans très réveur et ses camarades de classe se moquaient parfois de lui la maîtresse d’école le grondait parce qu’il préférait écouter le chant des oiseaux plutôt que la leçon de calcul.

 

Tous les soirs, il attendait avec impatience le moment du coucher car sa grand-mère Ninie venait lui raconter de merveilleuses histoires.

 

Il s’endormait ensuit paisiblement et son sommeil était peuplé de doux grèves ou les lutins, les fées et les trolls venaient danser avec une folle sarabande.

 

 

 

Un jour sa grand-mère tombât gravement malade et les médecins impuissants, dirent que rien ni personne ne pourrait la sauver. Désespéré, le petit René s’enfuit alors dans la montagne pour cacher son chagrin.

 

Aveuglé par les larmes, il manque de renverser une vieille dame toute courbée qui ramasse des simples.

 

-Dis donc, petit, tu pourrais faire attention ! Tu as failli me faire tomber.

 

René ne lui répondit pas tout de suite car la vieille femme l’impressionnait en le regardant avec des yeux remplis de reproches . De plus, ce devait être une étrangère au village car il ne l’avait jamais vu auparavant.

 

Elle était menue et paraissait très âgée, comme toute ratatinée. Son visage très ridé était cependant éclairé par des yeux vifs et brillants qui semblaient pénétrer jusqu’à l’âme.

 

-Eh bien ! tu ne réponds pas ? Mais tu pleures ! Quelle est donc la raison de ce gros chagrin ?

 

Les sanglots de René redoublèrent d’intensité et la vieille, attendrie devant un tel désespoir s’efforçât de le consoler

 

-Je ne t’en veux pas, tu sais. Ne pleures plus, je te pardonne.

 

-Ce n’est pas à cause de vous, lui répondit-il, C’est ma grand-mère Ninie…Elle est très malade.

 

-Sais-tu de quoi elle souffre ?

 

-Non , mais mes parents ont fait venir des docteurs qui disent qu’elle va mourir et qu’il n’existe pas de médicaments qui puissent la guérir. Je l’aime tant ! Elle est si gentille avec moi et me raconte de belles histoires.

 

-Je voudrais bien t’aider, mon garçon, Mais si ta grand-mère est aussi malade que tu le dis, toutes mes plantes médicinales ne pourront pas servir à grand-chose.

 

 

 

La vieille se tut et demeura ensuite silencieuse quelques instants. Elle semblait réfléchir profondément.

 

Tout à coup son visage s’illumina

 

 

 

-         Il y a bien une solution pour sauver ta grand’mère. Je sais que tout en haut du plus haut sommet des Vosges pousse une plante qui guérit tout et qui rend la vie. Mais le voyage pour aller la ramasser est long, pénible et plein de dangers pour un petit garçon comme toi.

 

-         Je suis très courageux, vous savez et rien ne sera trop dur pour sauver Ninie. J’irai chercher cette plante. Mais comment vais-je la reconnaître parmi les autres ? Ne pourriez-vous pas venir avec moi ?

 

-         - Je suis bien trop vieille pour faire un aussi long voyage et mes jambes me font bien souffrir. Mais ne t’inquiètes pas. Tu verras , on te montrera la plante. Prends cette gourde et ce quignon de pain. Je voudrais bien te donner plus car tu auras besoin de forces mais c’est tout ce que j’ai sur moi. Le temps presse. Il te faut partir immédiatement

 

 

 

Alors René s’en alla par les chemins pour chercher l’herbe qui redonne la vie. La route était longue, ses jambes bien petites ; au bout de quelques heures il était déjà très fatigué.

 

En milieu d’après midi, il décida de se reposer un peu et de manger le petit bout de pain que la vieille lui avait donné.

 

Il avait tellement faim qu’il l’aurait bien dévoré tout entier, mais comme il ne savait pas combien de temps son voyage allait encore durer, il se résolut à n’en manger que le quart.

 

Il allait porter le pain à sa bouche quand un geai se posa à coté de lui.

 

-Aurait-tu quelques miettes à me donner ? Oh ce n’est pas pour moi mais pour mes petits qui crient de faim au nid.

 

René partagea alors son minuscule morceaux de pain avec le geai qui le remercia, prit la part offerte et s’envola au loin.

 

 

 

Le petit garçon repris sa route après ce frugal repas. Il marcha longtemps, très longtemps. Il avait mal aux pieds mais n’osait pas s’arrêter de peur de ne plus pouvoir repartir.

 

Seule la pensée de trouver la plante qui redonne la vie lu donnait le courage de continuer encore….

 

 

 

Le soir venu, il s’arrêta à bout de forces près d’un très vieux puits asséché. Dès qu’il sortit sa gourde d’eau, une petite voix monta du puits.

 

-Petit, veux-tu m’aider ? On ne peut même plus me voir car j’ai n’ai lus d’eau pour avoir de reflet. Donnes moi un peu de ton eau sinon je vais mourir et j’aurai plus alors de puits que le nom.

 

René versa la bonne moitié du contenu de sa gourde dans le puits car un puits sans eau n’est plus un puits.

 

Après cela, ivre de fatigue, de faim et de soif il s’endormit très profondément et fit un grève étrange :

 

Un geai buvait à une source et soudain se transformait en une jolie fée, identique à celles qu’il pouvait admirer sur les images des livres que Ninie lui lisait le soir venu.

 

La fée se tournait ensuit vers lui et montrait en souriant un parterre de toutes petites fleurs jaunes.Puis elle l’invitait à regarder son reflet dans l’eau de la source. Il y voyait son visage tout sale et barbouillé de terre ainsi que celui de sa grand-mère guérie qui lui lisait une histoire.

 

Il y avait aussi autour d’eux, d’étranges personnage qui semblaient prendre beaucoup d’intérêt à la lecture du conte.

 

Puis tout disparu et René se réveilla.

 

 

 

A son grand étonnement, il s’aperçut qu’il n’était plus au pied du puits dans la montagne mais dans un champ voisin de la ferme familiale. Dans son poing droit serré se trouvait une poignée de fleurs jaunes semblables à celles qu’il avait vu dans son rêve.

 

Il courut à la maison ou, sans qu’on le lui ait jamais montré ou appris, il confectionna avec les plantes une pommade avec laquelle il frotta les bras et les pieds de sa grand-mère.          A la stupéfaction générale, celle ci put se lever peut de temps après et même reprendre ses occupations coutumières.

 

 

 

Ninie interrogea longuement René sur la provenance du remède qui lui avait sauvé la vie.Le petit lui raconta alors sa rencontre avec la vieille dame et sa longue quête pour trouver l’herbe qui sauve la vie.

 

Comme elle connaissait très bien les histoires d’antan, que l’on répète de génération en génération aux couaroges, Ninie devina immédiatement que René avait croisé le chemin de La Vieille Mère qui l’avait guidé tout au long de sa recherche.

 

Elle comprit aussi que son petit-fils avait hérité du « don » et qu’il serait plus tard un grand guérisseur comme l’avait été autrefois son défunt mari, et avant lui, le grand-père de celui-ci.

 

La Vieille Mère qui , en vérité est la fée du sureau avait du percevoir le don de guérison que possédait l’enfant, don exceptionnel qu’on dit offert à ceux qui ont été touchés par la grâce des anges.

 

On raconte aussi qu’elle secourre tous ceux qui viennent lui demander de l’aide et plus particulièrement « les cueilleurs de simples » car ils savent écouter les bois, les fleurs, les herbes et en tirent des trésors bénéfiques pour la santé.

 

 

 

Le sureau dont la Vieille Mère est la fée se révèle d’ailleurs un très bon émollient. Il est aussi anti-névralgique et diurétique

 

Il paraît même que les fées en confectionnent un champagne très pétillant en huit jours en mélangeant les fleurs séchées a du vinaigre de vin, du sucre et de l’eau

 

 

 

 

 

Les années ont passées très vite. Le petit René a grandi et est effectivement devenu un grand guérisseur qu’on vient consulter de très loin. Sa salle d’attente est toujours remplie et il passe de longues heures à soulager les maux ou à herboriser dans les collines et champs alentours

 

S’il n’a jamais revu la Vieille Mère, il ne l’a pas oubliée. Alors chaque veille de Pâques, date anniversaire de sa rencontre avec la fée, il ferme la porte de sa maison et se dirige d’un bon pas vers la montagne.

 

Par une étrange coïncidence, il est de tradition ce jour là d’aller accrocher un bouquet aux volets de sa bien-aimée.

 

La forme, la grosseur, la couleur et le mélange des fleurs renseignent alors la belle sur les sentiments qu’on lui porte.

 

Ainsi la fougère indique la sincérité des sentiments, la marguerite la fidélité, la violette un amour caché ; quand elle est double, un amour partagé

 

Oh ! il y a bien longtemps que René qui vient d’avoir cinquante ans n’adresse plus de tels messages aux volets des demoiselles ; D’ailleurs il est marié depuis plus de vingt-sept ans avec Monette , une fille du Chajoux qui lu a donné trois enfants

 

Simplement , avant d’accomplir son pèlerinage annuel, il va déposer contre la joue de son épouse encore endormie un ruban de lierre éternel qui veut dire :

 

« je meurs ou je m’attache »

 

Puis il remonte doucement le chemin caillouteux en prenant bien soin de ne pas fouler le chemin qu’empruntent les trolls les nuits de pleine lune pour se rendre d’un endroit elfique à l’autre ; chemin sur lequel il est déconseillé de marcher car ces petits lutins très farceurs jouent de méchants tours aux mortels quand on les dérange ;

 

 

 

Au bout de quelques heures, René arrivera à l’endroit ou il avait rencontré la fée et ou poussait maintenant un très beau sureau. Il déposera alors comme chaque année un bouquet de coucous au pied de l’arbre.

 

La Vieille Mère du sureau hochera doucement la tête et il redescendra tout doucement vers la vallée assuré de récoltes abondantes et de joie pour toute sa famille….

 

 

 

Il a fait promettre à ses enfants de continuer la tradition quand il ne sera plus et vit en attendant une existence bien remplie et passionnante car il sait voir les choses avec son cœur et a su garder une âme d’enfant

 

 

par benedicte publié dans : mes contes de fees
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Samedi 11 mars 2006

salut tout le monde

en effet rien de nouveau, enfin presque par chez nous. Il neige à nouveau, pour une fois j'en suis bien contente vu qu'apres deux jours de redoux, on a eu les pieds dans l'eau dans la pièce qu'on appelle le bassin c'est à dire ou la source arrive

parce que figurez vous qu'on a pas l'eau du reseau, mais l'eau d'une source captée un peu plus haut que la maison, et quand la neige fond, ca coule 5 à 6 fois son débit ordinaire et ca coule aussi autour du tuyau et le deversoir ne suffit plus , resultat: quand je voulais mettre une machine à laver en route, je prenais un bain de pieds, vu la température de l'eau, je vous raconte pas

bon c'est vrai que le froid conserve, la preuve mon teint de jeune fille (non mes chevilles ne gonfflent pas, enfin presque) mais bon je trouve mes pieds tres bien comme ils sont

par contre l'inconvénient de toute cette nouvelle neige c'est qu'on a beaucoup de touristes, et que la ville consomme plus d'electricité, resultat on a deja eu deux coupures ce matin

je voulais aussi vous dire que je vais faire un p'tit changement sur le blog, j'ai cree une nouvelle categorie: mes contes de fees, et donc je vais remanier l'histoire de Mimile qui est un peu longue, pour vous la mettre en entier, comme je peux pas le faire aujourd'hui en attendant je vous mets une autre histoire que j'ai aussi ecrite

je vous embrasse tous et toutes et vous remercie de votre fidèlité

par benedicte publié dans : causonzen
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Jeudi 9 mars 2006

Un matin très froid de janvier, Mimile décida de monter la courue pour débarder du bois. Il s'habilla donc très chaudement, sortit sa schlitte et se dirigea vers le Tour des Roches sans oublier de se munir d'une petite fiole de goutte et de son fusil. C'etait pour lui une bonne manière de joindre l'utile à l'agréable. La goutte le réchaufferait, le protègerait du froid et lui donnerait du coeur à l'ouvrage. Avec le fusil, il améliorerait peut-être l'ordinaire du repas de dimanche. Un beau lièvre n'est pas à dédaigner et, cuisiné par Fifine, le gibier devenait un repas de roi.

Comme presque tous les habitants de la vallée, il n'avait pas de permis pour chasser. Alors il braconnait parfois un peu et prenait par la même occasion un malin plaisir à défier les gardes.

D'ailleurs, qui s'étonnerait d'un coup de feu à cette époque de l'année? Ne fallait-il pas se protéger des loups qui rodaient?

Mimile atteingit le tour des Roches après une pénible marche dans la neige et se mit aussitôt à l'ouvrage. Le froid s'intensifiait et il fût très content de boire un peu d'eau de vie pour se réchauffer. Il avait vidé la moitié de sa fiole quand il aperçût une biche tout près de lui. Elle n'avait pas senti sa présence car le vent était contraire.

De l'endroit ou il était placé, il était sur de l'atteindre, alors il prit doucement son fusil et visa.

Il allait tirer quand elle se retourna lentement et le fixa d'un regard étrange qui ressemblait à une prière . Il crut même y voir des larmes.

Les yeux de la biche paraissaient le supplier et dire:

-"Pourquoi veux-tu m'enlever la vie, la jeunesse? As-tu vraiment besoin de me tuer pour te nourrir? N'y-a-t'il pas chez toi assez de farine, sel, jambon et lard pour tenir jusqu'au printemps?

Laisses-moI vivre s'il te plait !...

Mimile troublé par cette prière muette baissa son fusil. La biche en profita aussitôt pour disparaitre dans la foret. Au fond de lui il se sentit un peut bête de s'être laissé attendrir alors il se remit au travail pour ne plus y penser.

A la fin du troisième aller et retour jusqu'à la Neuve Chaume, il commença à fatiguer sérieusement et décida que le prochain voyage serait le dernier de la matinée.

Il descendait péniblement la courue, retenant son pesant chargement, quand soudain son pied glissa. La schlitte emporté par son poids allait l'écraser, lorsqu'elle dévia miraculeusement sur une souche. Il se releva lentement au bout de quelques minuetes en pensant qu'il avait eu une sacrée chance.

- "Ce n'était pas la chance Mimile! dit une voix très douce qui ressemblait au murmure d'un ruisseau. C'est moi qui ai dévié ta schlitte. Je te devais bien çà!....

par benedicte publié dans : mes contes de fees
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Mercredi 8 mars 2006

J'adore raconter des histoires de dans le temps mais j'aime aussi beaucoup en écrire

en voici une. Elle est un peu longue alors je vous la mettrais en plusieurs morceaux

Le  Chajoux est l'une des plus belles vallées des Hautes-Vosges et les amateurs de plein air, de sports de randonnée ou de glisse aiment s'y retrouver pour y vivre leurs passions.

L'hiver si agréable aujourd'hui, était pourtant au siècle dernier une saison très difficille à vivre pour les paysans des montagnes.

Ma grand-mère Ninie, qui était une très bonne conteuse, nous racontait souvent la vie des anciens à cette époque. Epoque, qui en fait, n'est pas si lointaine

Toutes les personnes présentes au "couaroges" étaient alors suspendues à ses lèvres car ses récits étaient tellement vivants et réalistes qu'on ne savait jamais si elle les inventait ou disait la vérité. L'histoire que je préfèrais entre toutes était celle où elle racontait comment son grand-père Mimile Tontan Djéjet avait rencontré la Fée des Roches.

Rencontre merveilleuse qui allait bouleverser la vie de son aïeul.

En ce temps là, la neige n'etait pas encore une richesse et l'hiver isolait les fermes pour de longs mois. Les paysans en profitaient pour travailler le granit qu'ils avaient extrait en été ou pour monter la "courue" façonner du bois.

Mimile ne faisait pas exception à la règle. Comme tous les fermiers de la région il vivait de quelques vaches, d'un peu de culture et il fabriquait lui-même son pain. Il n'etait pas très instruit mais savait tout faire de ses mains. Selon la saison et le besoin, il devenait charpentier, bûcheron, boulanger et meme boucher quand c'etait le moment de sacrifier le cochon

C'etait aussi un très bel homme et il avait brisé bien des coeurs avant de devenir le promis puis l'époux de Fifine Pitiouge qui lui avait donné quatre beaux garçons. Fifine était une bonne épouse, travailleuse, bonne mère et ménagère.

Elle savait meme carder et tisser la laine. Ses seuls défauts étaient d'^tre curieuse, bavarde et surtout Géromoise....

Alors pour éviter les querelles de voisinage Mimile avait construit sa ferme à l'écart du village. Il ne regrettait pas cet décisioncar chaque matin, en se levant, il pouvait contempler la vallée du Chajoux de sa fenêtre.

C'etait pour lui un spectacle magnifique et ses yeux ne se lassaient pas de la curbe harmonieuse du paysage, des sentiers en lacets, des ruisseaux brdant un champ d'essarts.

Bien sur, en hiver il restait de longs mois sans visites. Mais il avait toujours de l'ouvrage dans sa ferme que les gens des alentours désignaient sous le joli nom de "la neuve Chaume"

 

A suivre.....

 

j'allais oublier bon anniversaire mamily

par benedicte publié dans : mes contes de fees
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Mardi 7 mars 2006

L'un est connu de tous et toutes, l'autre par moins de personnes

ils sont barbus tous les deux

l'un chante , l'autre vaut mieux pas

le premier aime beaucoup le deuxième et son petit ours en peluche

c'est leur anniversaire à tous les deux aujourd'hui

Bon anniversaire mon René et bon anniversaire Danyel

 

par benedicte publié dans : causonzen
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Lundi 6 mars 2006

Eh ben oualà, les fêtes sont passées, le printemps (lo fieuto, comme on dit chez nous) s'ra bientot là, les jours rallongent, on r'prendrait presque du poil de la bête, si on avait pas plus d'un mètre de neige

Remarque, à la ferme, c'est au sortir de l'hiver (l'euvayâ, comme elle peut pas s'empêcher de dire ma ouasine la Germaine) que le gros boulot de deneigement recommence, mais y faut bien qu'ça se fasse

Les saprés gaillards de copains de rando à moto du René sont v'nus m'faire un p'tit coucou en rev'nant d'un rallye, oh y sont bien polis, question de çà, mais y perdent pas l'nord et m'ont demandé d'leur mijoter un de mes p'tits plats, te ouas bien quoi, ca a toujours faim à leurs ages.

Alors on va causer c'coup ci de la r'cette que je leur ait fait: le boeuf mode 1900, c'est pas d'aujourd'hui pour sur

Bon allez m'chercher le faitout en fonte dans le banc de pot. On y met une bonne caille de beurre avec cinq ou six oignons coupés en dés. Ah je sais oui, ça fait pleurer, mais suivant que l'epluchure s'n va facilement ou pas, on sait si l'hiver s'ra rude et je peux te dire que la il s'ra dur. Y faut faire rev'nir tout ca avant d'y ajouter la viande pour la faire bien brunir sans brûler. T'as le choix entre un coeur de boeuf ou du boeuf à braiser.

après on retire la viande pour faire pareil avec les carottes coupées en fines rondelles, jusqu' c'quelles aient une belle couleur. Y faut pas oublier de remuer avec une spatule en bois. Y a pu qu'à r'mettre la viande, un gros bouquet de thym, quelques gousses d'ail, poivre et sel, en arrosant avec un bon verre de cognac et un peu d'eau. Y faut compter au minimum quatre heure de cuisson à feu doux

Souvent chez nous, on profite de faire le r'pas là quand on a des choses à faire à côté: la lessive, le ménage, et meme les commssions ou aller à la messe. Attention à feu doux qu'on a dit

bon appétit et à

par benedicte publié dans : recettes de cuisine
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